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Vieux 16/11/2011, 10h09   #1
Emilie
 
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Post Stage we du 12-13/11/11 La vie : histoire d'eau

Bonjour à tous,
Compagnons de piscine du 12-13 novembre 2011 et les autres également,

Je tenais à partager avec vous ces deux textes, qui m'ont été inspirés par le stage. J'espère que cela en incitera d'autres à partager leur expérience, puisqu'on nage tous dans le même bain, enfin presque.
Au plaisir de vous lire...
Emilie

Source de vie

Accouplement chromosomique, infiniment petit
Cycles biologiques, un hasard, structuré
Sécrétions chimiques, réactions en chaîne
Ni plus, ni moins
Le miracle de la vie

Microscopique, insoupçonnable
Une bulle flottant dans l’élixir de vie
Couvée, bercée, tendrement
Le joyau précieux, corail luisant
S’étend et se déploie dans son écrin d’affection

Dehors, au-delà de sa bulle,
Parents en devenir,
Mains douces et dures
Apprivoisent à tâtons
Petit être sans nom

Insouciant, inexistant encore
Vivant pleinement l’instant
Porté, protégé, sustenté par l’intarissable
Le ventre, terreau fertile, berceau de chère
Le sûr, le stable, le corps ; tendre et fort

Confiante, petite perle se laisse flotter,
Enrober sans broncher
Fusion, vase-clos
Impénétrable complicité
Concentré d’espoirs, de rêves projetés

Vulnérable, livrée à l’autre
Les vagues s’agitent, la bulle se crispe
Recroquevillée, collé-serré
Projetée, en vrille, elle rebondit
Dans le noir, le néant : rude et abrutissant

Petite goutte de magie, noyée dans la folie
Esquisse ses sens à filtrer le chaos
Filaments de vibrations floues
Aux aguets, traquant la mélodie, la note d’espoir
Asphyxiée, cherchant la porte de sortie

Sans esprit, ni mémoire, ni corps à lui
Organisme errant, malléable, absorbant
Les ondes ; micro-chocs émis par son monde
Celui qui le coule, le taille, l’oppresse
S’impose à lui, avec force déjà

Petit œuf, fragile mais rusé
Se cramponne, anticipe la houle
La vague qui deviendra tempête
Renforce et durcit sa coque
Tandis que l’écrin le ballote

En vitesse, lorsque le monde s’endort,
La forme s’épanouit, grandit
Petites poussées de rage
Branle bat de combat avant l’orage
Blindée, recroquevillée, une fois l’accalmie passée

De merveilleuses petites mains
N’ayant jamais rien touché
Formes de vie en noir et gris
Premier contact papier glacé
Une mère au sourire exalté

De petits pieds, bien ancrés
Lui flanquent de petits coups
En confiance, ils s’élancent
Tendrement effleurés
Rangés dans le petit nid feutré

Grondements de tonnerre
Environnement vacillant
Incertain, de ciel et de mer
Par petits pas, tout doucement
Retranché, à l’abri des éclairs

Entêté, le moment venu
Équilibriste sur son fil de Lumière
Acteur d’un ballet ininterrompu
A l’ombre des regards
Premier combat contre son miroir

Fin de l’échappée belle,
De gré ou de force
Une seule sortie
Long travail qui s’amorce
Métamorphose de l’enfant précoce

Silence,
Expulsion, attaque kamikaze
Arraché, extirpé à la vase
Libéré du collier serré, un cri transcendant
La lumière, enfin.

Emilie

Dernière modification par Emilie ; 17/11/2011 à 09h59.
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Vieux 16/11/2011, 21h00   #2
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Bonjour,

Merci Emilie pour le texte.

J'en profite pour dire un grand merci à Jean Pierre, Véronique, Renaud et toute l'équipe pour votre travail, votre patience. Vous faites un travail formidable!
Je suis retournée à la piscine dés lundi pour m'assurer que je n'avais pas rêvé tout le weekend. (lol) et j'ai beaucoup apprécié...
J'y retourne demain...
Pour ma part, je suis passée de la Peur à la Passion.
Et ça, fallait le faire!
C'est génial!
Alors, grand merci à l'équipe.

Gaëlle.
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Vieux 17/11/2011, 10h26   #3
Emilie
 
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Salut Gaëlle,

L'équipe est géniale, c'est bien vrai.
C'est super d'y être retournée directement. Le mieux à faire je pense.
Pour ma part j'espère trouver rapidement une piscine et une personne adéquate, afin de m'immerger à nouveau. Ne pas perdre tout celà...
Bravo ! Continue ! Et donne nous des nouvelles...

Je mets ci-dessous le 2me texte, en plusieurs fois, car il est trop long pour un post...

A+
Emilie


Naissances


Un week-end prolongé. Une opportunité. Quelques jours de congé supplémentaires et voilà le voyage planifié. Paris, Cité Lumière qui fait rêver le monde. Un city-trip anodin, pour nous, pays voisin. Décision importante, savamment repoussée et puis sur un coup de tête, les choses s’étaient précisées. Tout avait commencé il y a un an et demi. Un reportage dans une de ces émissions sans prétention qui se veulent auxiliaires du quotidien, traitent de la vie au sens large, proposent un mode d’emploi avec trucs et astuces et un site web à la fin, pour approfondir le sujet. Interpellée, enthousiaste, j’avais décidé de surfer sur cette vague de courage. Quelques clics ne m’engageraient à rien. L’association organisait des stages, différentes formules adaptées aux disponibilités de chacun. Une ribambelle de vidéos aux effigies de nombreuses chaînes télé ornait la page. Ca avait l’air sérieux. Professionnel mais familial. Jean-Pierre et Véronique, un couple qui faisait cela depuis trente ans. Il était psychologue de formation, elle avait surmonté sa peur. Une peur qu’ils avaient étudiée, disséquée, distinguant le physique du psychique, le conscient de l’instinctif, scindant les causes et les conséquences. Sentiment avilissant, honteux, inavoué dont ils avaient reconnu l’existence, autorisé l’expression. Ecueil, dans les rouages d’une mécanique qui tourne au courage. Poussière, dans les yeux de chacun de leurs apprenants au fil des ans. La peur, de la plus douce à la plus folle. La trouille, la vraie. Régression au stade de l’œdipe.

J’avais consulté le site plusieurs fois, revisionner les vidéos, jeté un coup d’œil sur les dates, les fameux stages. A ceux qui me proposaient de l’aide, au bord de la piscine lors des dernières vacances je m’étais surprise à rétorquer que je voulais qu’on me laisse tranquille, en attendant ce week-end que j’irais passer à Paris, un de ces quatre quand je trouverais le temps. Dans quelques années peut-être. Un moment de répit, en attendant.

Et puis la tempête, le gouffre, suivis d’une errance en eaux troubles. La mort, imprévisible et silencieuse. Même pas le temps d’avoir peur. La fin, sans pardon ni au revoir. Poussières d’amour, vécu ou rêvé, qui filent entre les doigts, rendues à la mer avec quelques roses blanches pour seul apparat. Rêves volatils, évaporés, avec pour résidu un horrible sentiment d’inachevé. Projets d’avenir relégués aux oubliettes. A l’abîme des plus tard, jamais réalisés. Château de cartes, patiemment reconstruit, soufflé par le destin. L’absence lancinante qui fait mûrir à la dure. Grandir ou mourir, tandis que reprend le rythme du quotidien.
Bosser et ne pas trop penser. Agitation hyperactive, impatiente. Larmes ravalées, cristallisées, qui se font pierre, non sans une écume d’amertume. Et émerge des grands fonds, une rage profonde, dominante. Vivre sans plus attendre. Une soif immense. Courir, apprendre, écrire. Offrir du temps à ceux qui restent. Et avancer. Piocher dans cette liste qu’on a tous en nous, qu’on ait décidé ou pas de la faire. Les choses que l’on aimerait vivre, ressentir, réaliser avant qu’il ne soit trop tard.

Voyage en train, une heure et quart. Petit hôtel tranquille dans le 10 me, réservé sans connaître. Des lits jumeaux dans une chambre verte, peu spacieuse mais bien propre. De toute façon, nous y resterons peu. Maman est aux anges, bien décidée à profiter de ses journées. Petit congé volé, loin des Madames, à peine plus âgées qu’elle, dont elle égaie le quotidien.

Les premiers jours nous visitons. Armée de mon plan, je la fait slalomer dans les galeries du métro, virevolter entre les musées, les monuments. Colossaux, mémoire de l’Histoire. Une histoire d’hommes et de mains usées. De sable et de sang séché. Nous marchons toute la journée. Le Jardin des Tuileries, Montmartre et les Grands Magasins. La Basilique et la Cathédrale. Infatigable elle achète des cartes postales à toutes les échoppes, s’émerveille d’un rien. Une petite fille, au pays des merveilles. Le week-end arrive, la raison, le but du voyage, gentiment éludé, rangé au placard avec le maillot deux pièces et le bonnet en silicone achetés sept ans plus tôt. Une précédente tentative, des cours de natation pour adulte, rapidement tombés à l’eau pour cause d’hospitalisation. Les maillots d’aujourd’hui n’étaient pas fort différents. Il serait temps d’en acheter un autre si l’expérience se révélait concluante.

La pression était grande, le moment venu d’assumer la décision, prise en pilote automatique. Le Ca qui nargue le Moi, conscient de l’occasion unique d’arriver à ses fins. Ou l’omniscience de l’instinct. Un dernier check de mon sac, tout devait y être. Sauf le calme. Confirmation d’inscription, e-mail de bienvenue avec toutes les informations. Une gentille attention. Des mots qui font s’emballer la poitrine aussi, retournent l’estomac, ramènent à la réalité. Plus question de reculer. J’arrive légèrement en avance. Le quartier est sympa. Piscine du Collège Saint-Stanislas, école catholique avec église à portée de main. Elèves de bonne famille qui saluent les inconnus empruntant leur espace. Plutôt rare. Pourvu qu’il n’y ait pas trop de monde. Pas trop de monde. Pas trop d’eau. Juste des progrès. Elucubrations de phobique. Je rentre dans le bâtiment. Tout droit, je suis les flèches indiquant « Le pied dans l’eau ». Si ce n’était que le pied. Je m’infiltre dans le sous-sol. Les murs sont gris, l’ambiance est froide. Dédoublée, je me vois suivre le chemin de croix vers mon dernier lieu de repos. D’une porte entre-ouverte s’échappe un brouhaha de voix, feutré par l’espace, le vide. Résonnance glauque et angoissante, typique de ce genre de lieu. Mon dieu, qu’ai-je entrepris. Il est encore temps de fuir. Voilà ce que je me dis, tout en faisant strictement le contraire, avançant à grands pas vers la pancarte indiquant « PISCINE ». Tout à fait moi.

(SUITE PLUS BAS)
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Vieux 17/11/2011, 10h27   #4
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Vestiaires aux cabines jaunes, effluves chlorés omniprésents. Puissante drogue, monte à la tête en un instant, bombardant le passé au premier plan. Le groupe est grand, affolant, une trentaine. On se sent moins seul tout de même. Hommes et femmes de tous âges, tout penauds, regroupés autour de la source du cauchemar. Pas de spectateurs. Juste nous et l’équipe, sept personnes finalement. D’abord nous imprégner. Une introduction détaillée, installés dans l’eau avec planches de natation sous les bras, histoire de nous mettre dans le bain. L’importance de l’esprit, la symbolique de l’eau. Celle qui nous a nourris, bercés, révélés à la vie. Le lâcher prise. Se laisser porter, calmement, au lieu de lutter contre la force amie. Force transparente, qui reflète notre manque de confiance. L’importance de respecter son rythme, de ne pas se traumatiser d’avantage. Le tout servi avec humour. Ou la peur qui se moque d’elle-même. Lorsque le cours débute, l’ogre du fond démystifié, on marine depuis près d’une heure. Ils ont tout compris. Des groupes se forment, sur base de nos acquis, estimés par nous-mêmes, seuls juges distinguant l’agréable du contraignant. Les exercices s’appellent propositions. Apprendre à jouer, à apprécier. Ce qui a dû manquer, lors de ces mercredis redoutés, ou le sirop contre les maux de ventre coulait à flots. Une maman pleine de bonne volonté, les pieds dans l’eau, tentant de m’apprendre à nager. Une maman qui n’a jamais nagé. Une maman bien trop angoissée. S’immerger, la tête, la bouche, le nez. S’en remettre à la naïveté, confiance perdue, en voie d’être retrouvée. Chanter sous l’eau, se voir féliciter. Deux heures s’étaient écoulées. J’évoluais dans un groupe plus avancé. Serais-je capable d’y arriver ?

Bras tendus en avant, le visage vautré dans l’eau tiède. Les yeux grands ouverts, fixant les pieds, les jambes qui s’étendent, lentement. Impossible jusqu’à mes vingt-cinq ans. De son corps caresser la surface, simplement. Les yeux fermés. Déconnexion, flash-back, panique. Engloutie dans la masse. Respirer !

Gouttes de tristesse salées sur petites joues d’enfant. Celui que chacun est censé prendre par la main. Tourbillon au pays des angoisses refoulées. Impatience d’un papa tourmenté, mal-aimé. Inconscience. Peu importe, aujourd’hui. Une des erreurs à rattraper. Pour eux, petits êtres à venir. Un autre avenir. Trembler mais avancer, casser le cycle et tout recommencer. S’immerger, encore et encore.
L’évocation du grand bassin, une petite pause et l’insécurité, les vieux démons reviennent pointer leur nez. Déconnexion, panique, vague de terreur. Discrètement submergée. Mais recommencer, encore. Deux mains tendues, sous l’eau, sans se moquer. Deux mains à attraper, même si j’ai pied. Une perche de chère et de sang. Du temps, patiemment accordé. Et il en faudra. Mais les progrès sont surprenants, inespérés. Un week-end à tremper, sans nager.

Me voilà maintenant, essorée, animée de curieux instincts. Plongée dans l’histoire originelle, source de vie, passé mystérieux dont je semble habitée. Un cordon, malencontreusement enroulé. Une grossesse difficile dont l’influence est évoquée. La peur au ventre. Comme si tout était lié. Rougies par le chlore, mes joues de bébé. L’esprit en ébullition, avalanches de mots qui flottent, se bousculent, me résistent. Des mots qui parlent pour moi, s’invitent, s’imposent, jusqu’au petit matin. Des mots qui giclent. S’extirpent, d’une fosse béante que je croyais enfuie. Des liens, des ponts, des évidences. Un long râle qui mène à lumière finalement. La mort qui donne du sens à la vie. Un chemin, un sillon, tracé dans un océan d’interrogations. Avec espoir, patience, tout au bout, peut-être, la renaissance.

Emilie
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Vieux 17/11/2011, 10h43   #5
Renaud
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Merci Emilie pour ce témoignage émouvant, et encore bravo pour ton courage, merci aussi pour tout ce que tu aura partagé avec nous tout au long de ce weekend...
Je suis toujours touché de découvrir à quel point certains participants ont pu recevoir lors de ses stages
me voila riche de la qualité de ces échanges, alors vraiment je te souhaite beaucoup de bonheur, dans l'eau comme ailleurs.

Renaud.
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Vieux 17/11/2011, 20h43   #6
Jean-François
 
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Bonjour tout le monde!
Mon pseudo est Jean-François mais je suis Patrick. Je faisais partie du groupe du 12-13 Novembre 2011. Un week-end inoubliable, pendant lequel j'ai pu vraiment progresser: la flottaison, l'immersion, la mobilité dans l'eau, la glissée ventrale, les sauts dans le grand bain... Une équipe formidable très compétente!

De retour en Bretagne, je continue mes cours de natation mais là Lundi soir je suis retourné à la piscine municipale:Toujours la même chose, la technique, la technique et encore la technique: la peur ce n'est le problème de mon maître nageur: il faut avancer absolument en technique de brasse, tant pis si tu ne sais pas que tu flottes.Il encore tendu ses cordes en travers de la piscine, résultat: j'ai les bras éraflés
Une question à RENAUD et à Jean-Pierre, Est ce une bonne technique de tendre des cordes attachées aux échelles dans le sens de la largeur dans le grand bassin pour faire passer les stagiaires dans ce canal? Moi je trouve cela stupide! Mais ce n'est que mon avis!
A bientôt

Patrick (En BRETAGNE)
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Vieux 18/11/2011, 17h55   #7
Annette
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Par défaut Stage we du 12-13/11/11

Bonsoir Jean-Pierre, Véronique, et tous les amis de ce week-end
Me voici de retour dans ma province après un week end fabuleux grâce à vous. Comme vous l'avez dit très justement, ce qui se passe en nous dépasse largement la question de notre rapport à l'eau et c'est tout notre rapport au monde et à nous-même qui est bouleversé. Merci encore pour cette expérience unique.Très occupée par mon travail, je n'ai pas la possibilité d'aller à la piscine régulièrement mais je me réjouis d'y retourner prochainement pour à nouveau lâcher prise.Vous ne serez pas là pour m'encourager et me rassurer mais j'ai parlé à mes proches avec tellement d'enthousiasme de votre méthode que je trouverai bien quelqu'un de patient à qui je pourrai dire, dans le grand bain : "ohé, tu m'attends ?, j'arrive ".
Merci encore. Au plaisir de vous revoir,
Avec toute ma reconnaissance et mon amitié,
Annette
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Vieux 18/11/2011, 20h11   #8
Jean-Pierre Boumati
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Bonjour tout le monde!

De retour en Bretagne, je continue mes cours de natation mais là Lundi soir je suis retourné à la piscine municipale:Toujours la même chose, la technique, la technique et encore la technique: la peur ce n'est le problème de mon maître nageur: il faut avancer absolument en technique de brasse, tant pis si tu ne sais pas que tu flottes.Il encore tendu ses cordes en travers de la piscine, résultat: j'ai les bras éraflés
Une question à RENAUD et à Jean-Pierre, Est ce une bonne technique de tendre des cordes attachées aux échelles dans le sens de la largeur dans le grand bassin pour faire passer les stagiaires dans ce canal? Moi je trouve cela stupide! Mais ce n'est que mon avis!
A bientôt

Patrick (En BRETAGNE)
Bonjour Patrick,
Malheureusement le gavage de techniques de nages est très répandu.
Pour les cordes, il est évident que si cela te blesse ce n'est pas adapté et même stupide car cela ne donne pas très envie d'y retourner.

Un grand bravo pour tout ce que tu as fait au cours de ce week-end.
Je te souhaite encore plein de bonheur dans l'eau.
__________________
Jean-Pierre Boumati : co-fondateur de la méthode "LE PIED DANS L'EAU" pour bien apprendre à nager.
Sous réserve d'être pratiquée dans le respect de nos rythmes et de nos émotions, l'eau est un lieu privilégié, de santé physique et psychique.
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Vieux 18/11/2011, 20h43   #9
Jean-Pierre Boumati
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Par défaut BRAVO et merci de votre confiance.

Bonjour à toutes et à tous,

Je vous remercie de votre confiance.
Comme le reste de l'équipe, je reste très conscient du bonheur que j'ai à partager ces beaux moments avec vous.
Gratifiez-vous de vos progrès car ils sont, très souvent, la réponse à la qualité de votre présence et la justesse de votre implication dans cette démarche.
Dans l'eau, continuez à vous respecter dans votre rythme et à être tendre et patient avec vous-même, comme vous le seriez avec quelqu'un que vous aimez très fort.

S'il vous plaît, partager encore vos nouvelles sur ce forum.
Nous vous lirons avec beaucoup de plaisir et d'intérêt. Nous avons beaucoup appris de vous et de ce que vous avez bien voulu nous confier, et nous avons encore des choses à découvrir et à partager.

Émilie, je te souhaite d'être bientôt aussi à l'aise avec l'eau qu'avec l'écriture, et d'y évoluer avec le même bonheur.

Plein de bonheur à vous toutes et à tous et à bientôt de vos nouvelles.
__________________
Jean-Pierre Boumati : co-fondateur de la méthode "LE PIED DANS L'EAU" pour bien apprendre à nager.
Sous réserve d'être pratiquée dans le respect de nos rythmes et de nos émotions, l'eau est un lieu privilégié, de santé physique et psychique.
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Vieux 18/11/2011, 21h17   #10
Renaud
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Envoyé par Jean-François Voir le message
Bonjour tout le monde!
De retour en Bretagne, je continue mes cours de natation mais là Lundi soir je suis retourné à la piscine municipale:Toujours la même chose, la technique, la technique et encore la technique: la peur ce n'est le problème de mon maître nageur: il faut avancer absolument en technique de brasse, tant pis si tu ne sais pas que tu flottes.Il encore tendu ses cordes en travers de la piscine, résultat: j'ai les bras éraflés
Une question à RENAUD et à Jean-Pierre, Est ce une bonne technique de tendre des cordes attachées aux échelles dans le sens de la largeur dans le grand bassin pour faire passer les stagiaires dans ce canal? Moi je trouve cela stupide! Mais ce n'est que mon avis!
A bientôt

Patrick (En BRETAGNE)
bonsoir Patrick,

un certain nombre de personnes possède ou invente bon nombres d'outils, plus ou moins pratique, pour répondre à un besoin, et ce dans tout domaine.
il est important de comprendre l'utilité d'un outil, et de le sortir au bon moment!
Les "pont de singes", installés entre les échelles d'un bassin,
sont en général utilisés comme élément ludique dans des parcours pour enfants. Mais ceux-ci sont stables et réellement sécurisants. Est-ce le cas dans tes cours?
Une chose est sure, si les cordes te blessent, ce n'est pas une technique bien employée!

Souvent la pédagogie se limite au "faire faire", et visiblement tes maîtres nageurs ne sont pas centrés sur tes besoins, peut-êtr plus sur leur projet.
la technique de nage est indispensable pour optimiser ses déplacements, mais totalement inefficace tant qu'une personne est prise d'une immense émotion.

Je pense qu'il est plus judicieux de continuer à vivre des expériences sensorielles positives dans l'eau, avec toute la sécurisation que tu estimes nécessaire.
Tout faire pour se détendre, se laisser porter, mettre du plaisir à la place de tout ce stress, puis se déplacer en se centrant sur ses perceptions.
Repérer aussi et ne plus suivre des personne qui induisent le fait que, pour réussir, il faut se faire violence!

je te souhaite de vivre de belles expériences dans l'eau, comme ailleurs...
et bravo pour tout ce que tu vois maintenant!

Renaud.
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